traitement naturel Cicatrisation

Traitement naturel pour Cicatrisation

On appelle cicatrisation le processus de guérison d'une plaie. Elle consiste en une phase de régénération du tissu ou de l'organe lésé, dans ce cas nous parlons des plaies superficielles cutanées : brûlures, coupures, cicatrices chirurgicales....

Direction scientifique, Dr J. Burgos
Medecin - Acupuncture 

Mise à jour : 2018-01-28 13:46:56

Sommaire

Phytothérapie

Phytothérapie
Par Marie-Christine LANGGUTH CUEVA
Naturopathe - Iridologue - Nutrithérapie

Votre alimentation a un grand rôle à jouer afin de permettre, voir d'accélérer la cicatrisation des tissus à réparer.

La cicatrisation est un processus complexe qui met en jeu de nombreux types cellulaires, des messagers inter-cellulaires (facteurs de croissance), et des molécules intervenant dans l'anabolisme général de l'organisme. La réparation tissulaire est avant tout l'œuvre du tissu conjonctif, composé d'un élément de base qui est la matrice extra-cellulaire, formée par la substance fondamentale et les fibres dont le précieux collagène. Les fibroblastes, les cellules du tissu conjonctif, vont en assurer sa biosynthèse à condition qu'un certain nombre de macro- et nutriments soient présents. 

Des protéines et certains acides aminés, s'ils sont apportés en quantités insuffisantes, retardent la cicatrisation par une baisse des capacités de synthèse et de prolifération

  • Les protéines peuvent être consommées sous forme animales, viande, poisson, oeufs mais aussi sous forme végétales : légumineuses, céréales.
  • Pensez à booster votre alimentation en glutamine, qui est le substrat préférentiel des cellules à renouvellement rapide dont font partie, entre autre, les fibroblastes. Les aliments d'origine animale sont riches en glutamine, à savoir les viandes rouges et blanches, les poissons et les fruits de mer, ainsi que les produits laitiers. Les légumineuses et les produits céréaliers en sont également des sources importantes. Certains végétaux verts en contiennent une quantité appréciable, à l'exemple du persil cru et des épinards.
  • L'arginine*, un autre acide aminé, favorise également la synthèse de collagène, en intervenant comme précurseur de la proline. Parmi les plus riches en arginine, on retrouve la pistache, l'amande et le lin. Viennent ensuite les œufs de poisson, le jaune d'œuf, la viande de bœuf, les fèves de soja, la farine de sarrasin, le chocolat amer, la semoule de blé dur, les haricots verts, le lait de coco et de soja, les pommes de terre bouillies et les carottes.

Les glucides sont indispensables à la cicatrisation comme source énergétique pour la réponse inflammatoire qu'engendre toute agression cellulaire :ils doivent représenter 50 à 60 % de la ration énergétique

  • Les glucides, ou hydrates de carbone, sont représentés par les sucres rapides comme le glucose (raisin), le fructose (fruits et le miel,)le saccharose ( le sucre de canne, de betterave)le lactose (lait), le maltose (transformation de l'amidon)
  • Les sucres dits «lents», présents dans toutes les graines (riz, blé) et les aliments dérivés des graines (farine, pain, pâtes, pâtisseries). Pensez également à l'artichaut, riche en inuline, aux chairs animales, pourvues en glycogène, à la cellulose des fruits, des légumes, du son des céréales ainsi qu'aux pectines des fruits.

Certains lipides plus que d'autres

Un déficit d'apport en acides gras poly-insaturés (acide linoléique), d'une part, perturbe la formation des membranes cellulaires, retarde la cicatrisation, altère la qualité de la peau.Toute agression tissulaire induit, d'autre part, une réaction inflammatoire locale, réaction indispensable afin de déclencher le processus de cicatrisation. Cette inflammation génère des modifications métaboliques sous l'effet de facteurs neuro-hormonaux (catécholamines, glucocorticoïdes) et de médiateurs humoraux que sont les cytokines (IL1, IL6, TNF). Ces dernières vont hyper-activer des cellules qui ont toutes besoin de nutriments : de glucose, d'acides aminés mais aussi de « bons » acides gras .Consommez régulièrement des graines de lin et de chanvre, des oléagineux (noix de Grenoble, amandes, noisettes), des huiles végétales de 1ère pression à froid de cameline, de soja, de lin pour assaisonner vos plats et tous les petits poissons gras, riches en omégas 3 : maquereau,sardine, hareng.

Des vitamines, mais pas n'importe lesquelles

  • la provitamine vitamine A ou bêta carotène permet le renouvellement des cellules de la peau, mais aussi son élasticité. Vous trouvez cette précieuse vitamine dans la carotte (crue ou cuite), le poivron, le potiron, l'épinard, la laitue, la tomate, le cerfeuil, le cornichon, l'abricot, le melon et le persil frais.
  • la vitamine C intervient dans la synthèse du collagène lors de l'hydroxylation de la lysine et de la proline. Un déficit diminue la production de collagène par les fibroblastes, augmente la fragilité capillaire, augmente le risque infectieux. Brocoli, choux de bruxelles, poivron rouge,courgette, fraises, kiwi, papaye, orange, cassis sont tous d'excellentes sources de vitamine C.
    Un déficit en vitamine K peut retarder la cicatrisation par les risques hémorragiques qu'il entraîne : pensez aux brocolis, chou vert, choux de Bruxelles, cresson, épinard, laitue, assaisonnés d'huile végétale de colza ou de soja.
  • la vitamine E intervient en maintenant l'intégrité des membranes cellulaires, de par ses propriétés anti-oxydantes et permet de moduler la réponse immunitaire : Le germe de blé et son huile en sont riches, tout comme l'huile de noix, d'olive et de colza. Grignotez de temps en temps des amandes ou des abricots secs et pensez aux céréales, bien pourvues en cette précieuse vitamine.
  • les vitamines B contribuent à l'hydratation de la peau, interviennent dans la libération d'énergie depuis les glucides et le pontage chimique entre les fibrilles du collagène : tous les légumes en sont riches, à toutefois d'être consommés crus ou cuits à l'étouffée ou à la vapeur. Pensez tout spécialement à la vitamine B5, qui aide plus spécifiquement à la cicatrisation et que vous trouverez surtout dans tous les abats (foie, rognons), céréales, germe de blé et oléagineux.

Les oligo-éléments sont impliqués dans de nombreux processus biologiques intervenant dans la cicatrisation

  • Le zinc** est un cofacteur de nombreux systèmes enzymatiques indispensables à la synthèse protéique et à la prolifération cellulaire, à l'expression génétique de facteurs de croissance et de récepteurs stéroïdiens. Les aliments les plus riches en zinc sont à chercher du côté des produits de la mer (huîtres, crustacés), germe de blé, foie de veau, farine de sésame et tahin, graines de courge et de potiron, poudre de cacao, cacahuètes. Attention toutefois à ne pas prolonger vos apports en zinc, qui pourraient limiter l'absorption du cuivre et altérer la cicatrisation. même modéré de zinc (25 mg/j),
  • Le cuivre est très présent dans le foie, les huîtres, le chocolat noir, tout comme le zinc mais également dans les pommes de terre, les haricots secs et les lentilles et le raisin,
  • le fer est très présent dans le thym mais aussi dans bon nombre d'autres herbes séchées (menthe verte, coriandre, aneth, curcuma, graines d'anis, de cumin et de fenugrec. Vous le trouvez aussi dans la poudre de cacao, le foie (surtout celui de canard), les crustacés (palourdes, huîtres, moules), les graines de potiron, de courge, de sésame, tomates et haricots rouges.
  • Pour faire le plein de magnésium, pensez aux légumes verts et secs (haricots blancs, lentilles, pois cassés), aux céréales complètes, aux oléagineux (noix, noisettes, amandes...) et au cacao.
  • Et enfin le manganèse, qui tout comme les précédents oligo-éléments, intervient comme cofacteur enzymatique dans la synthèse du collagène. Les oléagineux en sont riches, tout comme les céréales complètes, les épinards, le soja, le riz et l'ananas.

Nos conseils et expérience en phytothérapie

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Associé(s) utilement par exemple avec...

D'autres exemples de substances ou produits intéressant(e)s à connaître ici, comme...

Documentation

Bibliographie

 *Barbul A, et al. Surgery 1990 ;108 :331-3337-Kirk SJ, et al. Surgery 1993 ;114 :155-160
** Houston S, et al. J Am Geriatr Soc2001;49:1130-1132