traitement naturel Ménopause

Traitement naturel pour Ménopause

Traitement Naturel Ménopause - On parle de ménopause à partir de l'interruption physiologique des cycles menstruels due à l'arrêt de la synthèse et de la sécrétion des hormones provenant des ovaires (les oestrogènes et la progestérone)

Direction scientifique, Dr J. Burgos
Medecin - Acupuncture 

Mise à jour : 2019-09-28 12:11:39

Sommaire

Phytothérapie

Phytothérapie
Par Dr Van Snick

1. Introduction au traitement naturel de la ménopause

Chaque année en Belgique 66.000 femmes passent le cap de la ménopause, en continu 2 millions de femmes sont en ménopause.

Cet état de ménopause n'est pas une maladie mais une évolution naturelle. L'arrêt des sécrétions hormonales féminines qui commence d'abord par la progestérone et ensuite par la chute des œstrogènes entraîne des modifications physiques et psychiques. On distingue deux périodes.

La « préménopause », qui survient à partir de 45-48 ans en moyenne. La baisse drastique de la progestérone ou une élévation relative des œstrogènes induit un déséquilibre hormonal qui provoque irritabilité, irrégularité des cycles, lourdeur dans les jambes, tension dans les seins, troubles du sommeil, ces symptômes sont proches du syndrome prémenstruel mais de manière plus importante.

La seconde étape correspond à la diminution des œstrogènes et se manifeste par des bouffées de chaleur. Ensuite, les règles disparaissent. La carence hormonale est responsable de l'amincissement et de l'assèchement de la peau et des muqueuses génitales et urinaires, de modifications de la silhouette et de l'ostéoporose. Au siècle passé, les femmes faisaient leur ménopause vers 50 ans et leur durée de vie en moyenne était de 50 ans. Actuellement, la ménopause a toujours lieu un peu avant 50 ans mais elles vivent jusque 80 ans et vont donc passer le tiers de leur vie en ménopause !

Jusqu'en 2002, date de la grande étude WHI, les hormones de remplacement étaient prescrites. Mais avec la mise en évidence d'un certain risque de cancer et vasculaire, les approches « naturelles » ont désormais le vent en poupe.

La prescription de phytohormones représente une alternative souvent efficace au traitement hormonal substitutif (THS) dans diverses situations : après la prise de dix années de THS, lorsqu'il n'est pas souhaité ou mal toléré par la patiente. Les phytohormones peuvent être prescrites, après accord du médecin traitant, dans la majorité des contre-indications au THS, exception faite des cancers gynécologiques surtout s'ils sont hormono-dépendants et des troubles majeurs de la coagulation (thrombose, embolie pulmonaire)

Les phytooestrogènes se retrouvent dans trois groupes principaux de substances végétales : Isoflavones, lignanes, coumestanes.

Les Isoflavones se divisent en trois groupes actifs : génistéine, daïzéine et glycitéine

Les isoflavones ont une structure qui ressemble aux oestradiols

Les isoflavones occupent les récepteurs oestrogènes et ont une vivo une action tant oestrogène qu'antioestrogènes et ce au niveau sein, utérus et vaginal

Associés à l'oestradiol, ils ralentissent leur action en bloquant les récepteurs

Seuls, ils agissent comme oestrogènes.

L'activité est reconnue sur les symptômes de ménopause, irritabilité, bouffées de chaleur, sueurs, ostéoporose...ils ont une action sur la cytologie vaginale et la diminution de flushes. (Étude Paddington)

Les liens avec le cancer du sein en particulier ont été bien étudiés et sont rassurants, ils pourraient prévenir le cancer du sein , mais sont déconseillés lors de la présence de celui-ci mais surtout ils interfèrent avec les traitements en particulier hormonaux du cancer du sein.

Leur action sur l'ostéoporose a été bien étudiée et est favorable car la daïdzéine à la même structure que l'ipriflavone, elle lutte contre la résorption de l'os en contrecarrant l'IGF (insuline growth factor) dans l'os et est susceptible d'être activée par la parathormone. Les isoflavones réduisent la résorption par régulation du métabolisme de la PGE2 et en inhibant l'AMP phosphodiestérase du collagène de l'os. La génistéine inhibe la tyrosine kinase et ralentit la vitesse des ostéoclastes.

Concernant les affections cardiaques, le soja par la lécithine diminue de 12.9% le LDL cholestérol, il augmente de 22% le HDL, fait baisser de 10.5% le taux des triglycérides, ce qui diminue notablement le risque vasculaire (Cassidy et al. étude en double blind) et la génistéine présente une action antithrombotique par inhibition de la tyrosine kinase.

a. Les plantes et produits naturels qui agissent sur les symptômes de la ménopause en imitant l'effet hormonal

Isoflavones de soja (germes de la fève de soja)

Dans la nature sous forme non active comme glucosides, séparés par les glucosidases des bactéries intestinales.

Après action des bactéries intestinales à activité glucosidase, apparition de Daïdzéine, génistéine, glycitéine et métabolites de type equol, p-desméthylangolensine, dihydrodaïdzéine.

Le soja, Glycine soja, est à ce jour le phytoestrogène le plus étudié chez la femme, la majorité des études sont rétrospectives, les études in vivo sont nombreuses mais encore en cours pour la plupart.

Les huiles végétales de soja par exemple, sont riches en acides gras polyinsaturés de la série omega 3 au même titre que les huiles de poisson à chair grasse de mer froide. Ce sont des compléments particulièrement intéressants notamment pour le fonctionnement cérébral et la prévention du risque cardiovasculaire (EPA, DHA).

Humulus lupulus

Le houblon, est oestrogène-like et anti-androgène, il est particulièrement intéressant chez la femme ménopausée présentant de l'acné ou l'apparition ou l'aggravation d'une pilosité inesthétique.

Chez l'homme buveur de bière houblonnée, la lupulone est responsable d'une gynécomastie et de troubles de l'érection.

Salvia officinalis

La sauge, a une action oestrogénique like non prouvée mais décrite partout. Sa toxicité est faible sauf en huile essentielle. La sauge, est traditionnellement prescrite en cas de bouffées de chaleur. L'huile essentielle de sauge officinale présente une toxicité du fait de la présence de thuyone épileptisante, il faut lui préférer la sauge sclarée.

Medicago sativa

La luzerne présente une activité oestrogénique. La luzerne ne peut être utilisée à ces fins qu'avec circonspection car elle est rendue responsable de la réactivation possible de différentes pathologies auto-immunes (LED, pancytopénie, "arthralgies"...), sans doute liée à la présence de L-canavanine.

La luzerne ou alfalfa est un phytoestrogène très actif doté d'une activité spécifique anti LH; son usage prolongé doit s'accompagner d'un bilan précis de la coagulabilité sanguine en raison de la teneur en vitamine K. Riche en silice, elle est considérée comme plante reminéralisante.

Des réserves à son emploi s'imposent donc.

Actea racemosa

L'actée à grappes a une action de type hormonale qui diminue le taux de LH et stimule la sécrétion des œstrogènes. Elle est peu toxique, néanmoins sont utilisation est moins traditionnelle.

La cimicifuga présente une activité oestriol et anti LH dont les points d'impact sont essentiellement l'axe hypothalamo-hypophysaire et la muqueuse vaginale. Son action sur l'endomètre est plus faible. Son efficacité sur les bouffées de chaleur, les troubles de l'humeur, la sécheresse vaginale et ses manifestations (prurit vulvaire, inflammation, dyspareunie) a été démontrée contre placebo et oestrogènes conjugués.

Cliniquement elle montre une action plus importante sur les symptômes du système sympathique que le soja et moins hormonale.

Panax ginseng

Le ginseng a des effets confirmés gynécomastie chez l'homme, sa toxicité est faible.

Le ginseng, Panax ginseng et l'éleuthérocoque, Eleutherococcus senticosus sont stimulants hypophysaires et de ce fait induisent une action oestrogénique chez la femme. Chez l'homme, ils sont aussi gonadotropes.

Ces plantes très intéressantes sont toniques physique et intellectuel, adaptogènes et stimulants immunitaires

Angelica archangelica

L'angélique est toxique par les fumarocoumarines (photosensibilisation et cancérigènes) sauf en extraction aqueuse où ces coumarines ne sont pas extraites car non solubles

Vitex agnus castus

Le gattilier, Vitex agnus castus très étudié récemment, freine la sécrétion de prolactine par une action similaire à celle de la dopamine. Cette régulation de la prolactine aboutit par une action directe sur l'hypothalamus, non pas à la freination d'une hyperoestrogénie, mais à l'augmentation démontrée du taux de progestérone et au rétablissement du rapport oestrogène-progestérone

Alchemilla vulgaris

L'Alchemille est traditionnellement utilisée pour lutter contre l'hyperoestrogénisme

Son utilisation est basée sur la théorie des signatures, elle a été peu étudiée scientifiquement

Yam discorea villosa ou mexicana,

L'igname du Mexique ou wild yam (Dioscorea mexicana ou villosa), est riche en diosgénine, précurseur de la progestérone naturelle, dont sont issus par hémisynthèse un certain nombre de progestatifs ou progestérones allopathiques.

Bien qu'évidentes en pratique clinique, l'action progestative du yam, in vivo, n'était jusqu'à il y a peu de temps pas encore démontrée. Le corps ne possède pas les enzymes capables de transformer la diogénine en progestérone.

Elle est peu toxique.

Deux publications récentes néanmoins attestent du pouvoir progestéronique du yam, que l'on peut pour éviter les polémiques, considérer pour le moment, comme une phyto-pro-progestérone.

Toutes ses plantes agissent sur les symptômes de la ménopause en imitant l'effet hormonal

Il en existe d'autres, qui ont une action hormonale démontrée mais qui présentent des toxicités ou effets secondaires inacceptables par rapport à leurs effets et donc qui n'ont pas aujourd'hui leur place dans la liste des plantes phyto-oestrogènes.

• Les huiles essentielles de fenouil, Foeniculum dulce, d'anis vert, Pimpinella anisum, de cumin, Cuminum cyminum, de carvi, Carum carvi, de cyprès, Cupressus sempervirens ont une activité oestrogénique décrite.

• le trèfle rouge, Trifolium pratense, les châtons de saule blanc Salix alba, le mouron rouge, Anagallis arvensis, le souci, Calendula officinalis, l'avoine, Avena sativa, le persil, Petroselinum crispum, le pamplemousse, Citrus grandi, la petite pervenche, Vinca minor, peu usitée, utilisée surtout dans les troubles de la circulation cérébrale est aussi gonadotrope.

b. Les plantes et substances naturelles qui ont action directe non hormone-like

Pour vaincre les bouffées de chaleur sans avoir recours à des produits de type hormone-like, certaines plantes sont efficaces en agissant sur le système parasympathique et orthosympathique.

Oenothera biennis

Oenothera biennis riche en acide gammalinolénique de la série oméga 6, précurseur biologique de prostaglandines inhibitrices de la phospholipase A2, bloquant ainsi la cascade arachidonique donc les processus inflammatoires, d'accidents vasculaires et allergiques. Elle est active par les acides gras essentiels précurseurs des PGE1 et PGE2 et non toxique.

Achillea millefolium

Quelques allergies dues aux lactones sesquiterpéniques ont été notées exceptionnellement.

L'Achillée millefeuille a probablement un effet antiinflammatoire sur le petit bassin par les lactones, son activité hormonale est peu probable.

L'extrait de pollen

D'origine naturelle, il agit en diminuant les troubles climatériques, les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes.

Le mécanisme d'action a lieu au travers des prostaglandines et du métabolisme du tryptophane.

Les acides gras diminuent les douleurs articulaires et les vitamines B1 et B6 réduisent l'irritabilité et améliorent le sommeil.

La vitamine E

Renforce l'effet des produits naturels sur les bouffées de chaleur

2. Le principe d'un traitement naturel efficace

La phytothérapie par l'action d'ingrédients naturels et extraits de plantes, appliquée à la ménopause est une possibilité intéressante pour se soigner naturellement.

Elle peut être complémentaire d'un traitement hormonal substitutif, alternative à celui-ci ou associée.

Pour combattre les symptômes désagréables de la ménopause, les plantes et substances naturelles telles que sauge, houblon, ginseng, Vit E choisi l'action combinée oestrogène-like et l'action directe sur le système parasympathique et orthosympathique.

Associations utiles

Différents complexes de substances naturelles ou de plantes peuvent s'associer à ce traitement naturel pour faire face aux troubles qui accompagnent souvent les états ménopausiques, à savoir :

• les irritations liées à une sècheresse vaginale 

• des troubles du sommeil ou irritabilité 

• les états pré-dépressifs ou de perte de confiance en soi

• ou l'ostéoporose

3. Hygiène de vie

Tant l'exercice à raison de 3 x 20 minutes minimum par semaine qu'une alimentation équilibrée seront associés à ces traitements naturels

L'alimentation peut aussi aider à prévenir l'ostéoporose par les légumes verts, les choux, les figues et surtout les fruits secs (amandes, noisettes) qui sont de bonnes sources de calcium.

Il faut choisir les produits laitiers, éviter les fromages à pâte cuite, très salés, qui sont certes riches en calcium, mais qui, très « acidifiants » favorisent la fuite du calcium dans les urines.

Préférer les fromages frais, les fromages blancs ou les yaourts. Pour garder les muscles il faut des protéines mais éviter les viandes, en trop grande quantité car elles sont acidifiantes. Les légumineuses (lentilles, pois, haricots...) et le poisson sont conseillés. En particulier les poissons gras qui apportent des omégas 3.

Nos conseils et expérience en phytothérapie

produits naturels à prendre Préambule : Le choix des produits décrits ou des substances qui les composent est le fait de notre expérience et celle de nos confrères auteurs de leurs publications quant à leurs propriétés reconnues en phytothérapie en vue d'une aide réelle à la résolution de cette pathologie ; ces conseils sont délivrés à titre d'exemple, de façon non exhaustive et ne doivent pas priver l'internaute de procéder aux recherches qui lui semblent nécessaires. Par ailleurs, nos conseils ne remplacent ni ne doivent vous priver d'une consultation ou de nous contacter pour toute information complémentaire utile conformément aux conditions générales d'utilisation de notre site .

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Conseils en nutrition

Phytothérapie

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