traitement naturel Fibrome utérin

Traitement naturel pour Fibrome utérin

Le fibrome est une tumeur bénigne constituée par du tissu fibreux (faisceaux de tissu conjonctif). Souvent lié à des déséquilibres hormonaux, il apparaît plus fréquemment en période de pré-ménopause.

Direction scientifique, Dr J. Burgos
Medecin - Acupuncture 

Mise à jour : 2019-04-09 16:10:29

Sommaire

Phytothérapie

Phytothérapie
Dossier selon le Dr Van Snick 

Introduction au traitement naturel des fibromes utérins

Affection particulièrement fréquente chez les femmes de plus de 45 ans, elle provoque souvent des règles trop abondantes et trop longues. La fréquence des fibromes en Europe est de l'ordre de 20 % des femmes à partir de 30 ans et de 40 % des femmes à 50 ans.

Il s'agit d'une tumeur bénigne qui se développe aux dépens des fibres musculaires de l'utérus.

Les fibromes se développent sous l'influence de plusieurs facteurs et en particulier, les œstrogènes et l'hormone de la croissance. Ils ont tendance à diminuer ou a se stabiliser sous l'effet des dérivés progéstéroniques ou d'une amélioration de la balance œstrogène / progestérone.

C'est une tumeur solide, très ferme de volume variable (de quelques mm à plusieurs dizaines de cm) et d'un poids allant de quelques grammes à plus d'1 kilo.

Les fibromes sont souvent multiples (de quelques noyaux fibromateux à plusieurs dizaines chez la même femme).

En dehors d'une chirurgie permettant d'enlever le fibrome (lorsqu'il est localisé) ou l'utérus entier, (lorsque l'ensemble de la matrice est atteint), on peut parfois pratiquer des embolisations.

Traitement naturel de réduction de fribomes utérins

Un traitement naturel bien mené de phytothérapie permet de diminuer la taille des fibromes.

Les plantes médicinales les plus indiquées auront une action progéstéroniques ou anti-oestrogéniques.

D'autres plantes participeront à la diminution de la taille d'un fibrome par leur effet anti-inflammatoire sur le petit bassin, décongestionnante, antioxydante, de renforcement de l'insuffisance veineuse et hémostatique.

Par ailleurs, certaines plantes auront concomitamment une action antidouleur.

Enfin, outre son rôle spécifique, la présence de substances naturelles comme la vitamine E renforcera toutes ces actions.

Les plantes pour répondre à l'ensemble de ces actions.

  • L'alchemilla Vulgaris (Alchémille) est une plante de toxicité faible qui présente une activité progéstéronique bien établie. Traditionnellement utilisée pour lutter contre l'hyperoestrogénisme dans les syndromes prémenstruels et les dysménorrhées, ainsi que dans la préménopause, elle présente une action anti-fibrome liée à ses effets hormonaux mais aussi elle contient des hétérosides flavoniques qui sont antihémorragiques et améliorent les ménométrorragies de toutes origines.
  • Le Vitex Agnus Castus (Gattilier) est une plante dont on utilise le fruit, elle stimule la libération de LH tout en freinant la libération de FSH. Ce qui veut dire qu'elle stimule la sécrétion de progestérone naturelle en diminuant la production des œstrogènes. Le gattilier, bien étudié récemment, elle présente une deuxième action importante, elle freine la sécrétion de prolactine par une action similaire à celle de la dopamine. Cette régulation de la prolactine aboutit par une action directe sur l'hypothalamus à la freination d'une hyperoestrogénie, et à l'augmentation démontrée du taux de progestérone d'où rétablissement du rapport œstrogène-progestérone par deux axes ce qui favorise la diminution des fibromes.
  • L'achillea Millefolium (Achillée), présente une action anti-inflammatoire et diurétique, son activité hormonale est faible comparé à son activité antioxydante, elle décongestionne le petit bassin.
  • Vitis Vinifera (Vigne Rouge) présente comme constituants principaux des anthocyanosides et des composés phénoliques et des proanthocyanidols ; les anthocyanosides présentent une importante activité vitaminique P qui combat l'insuffisance veineuse et la fragilité capillaire. Les tanins, quant à eux, favorisent la contraction des cellules musculaires des vaisseaux. Les proanthocyanidols des feuilles de vigne rouge ont une action anti-radicaux libres et stabilisent le collagène présent dans les membranes des vaisseaux. La vigne rouge est utilisée dans le traitement symptomatique des troubles fonctionnels de la fragilité capillaire et ajoute son effet antihémorragique dans le traitement des fibromes.
  • Urtica Dioica (La Grande Ortie) Riche en carotène, vitamine C, potassium et calcium, elle contient des beta-sitostérol et des flavonoïdes quercétine, rutine, et kaempferol. Son action principale est anti-inflammatoire, antidouleur, hémostatique et reminéralisante. Ce sont ces différentes propriétés qui en font une plante de choix du terrain du fibrome.
  • Vitamine E Elle viendra compléter ces actions. Composée de plusieurs fractions dont l'alpha-tocophérol est la plus importante. Antioxydante, elle agit en régularisant les troubles hormonaux déclencheurs des fibromes. Elle s'oppose à la fibrose en général et combinée aux plantes intensifie leur action. Elle assure la stabilité des structures cellulaires. Son action sur la fibrose a été documentée notamment lors fibroses dues à l'exposition aux radiations. Son absence de toxicité, même à forte dose et son efficacité en font un complément de choix dans le traitement des fibromes.

En complément, on pourra adjoindre : Huile d'onagre (Oenothera Biennis) est active par les acides gras essentiels précurseurs des PGE1 et PGE2. Non toxique, elle est utilisée surtout sous forme de capsules d'huile. L'onagre est riche en acide gammalinolénique de la série oméga 6, précurseur biologique de prostaglandines inhibitrices de la phospholipase A2, bloquant ainsi la cascade arachidonique donc les processus inflammatoires, d'accidents vasculaires et allergiques. Sa puissance anti-inflammatoire en fait un complément essentiel dans le traitement des fibromes utérins.

Nos conseils et expérience en phytothérapie

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