traitement naturel Muqueuse buccale et tabagisme

Traitement naturel pour Muqueuse buccale et tabagisme

Selon les publications scientifiques récentes, il est aujourd'hui prouvé que le taux de succès d'un traitement parodontal est moins favorable chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.

Direction scientifique, Dr J. Burgos
Medecin - Acupuncture 

Mise à jour : 2018-03-14 17:12:52

Sommaire

Phytothérapie

Phytothérapie

Dossier selon Pascal EPPE Dentiste LSD  Spécialisé en Nutrithérapie

Selon les publications scientifiques récentes, il est aujourd'hui prouvé que le taux de succès d'un traite­ment parodontal est moins favorable chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.

Si l'on souhaite réaliser, notamment chez des fumeurs atteints d'affec­tions parodontales, une thérapie causale, il convient non seulement de contrôler régulièrement l'hygiène buccale mais aussi d'intervenir au niveau de leurs habi­tudes en matière de tabagisme.

Répercussions du tabagisme sur la muqueuse buccale et les tissus parodontaux

Le tabagisme entraîne des réper­cussions délétères sur la santé de la cavité buccale, allant des altérations esthétiques peu importantes jus­qu'aux affections cancéreuses mortelles.

Le rapport entre la consommation de tabac et les maladies de la cavité buccale a été prouvé scientifiquement.

Tabagisme et cancer buccal

En Suisse par exemple, chaque année, quelque cinq cent personnes sont atteintes d'un carcinome de la cavité buccale.

Le pourcentage des décès demeure élevé, avec un taux de survie de 50 % après cinq ans, bien que la détection pré­coce augmente sensiblement la probabilité de survie.

Les causes du cancer de la cavité buccale sont largement documentées dans la littérature scientifique. 75 % à 90 % des cas sont dus à l'effet combiné de la consommation de tabac et d'alcool.

Le risque d'en être atteint est six à quinze fois plus élevé chez les grands fumeurs qui consomment des quantités importantes d'alcool, en comparaison avec les non-­fumeurs et non consommateurs d'alcool.

Les altérations tissulaires à risque de dégénérescence maligne, telles que par exemple la leucoplasie, surviennent six fois plus fréquemment chez les fumeurs que chez les non-­fumeurs.

La cessation de la consommation de cigarettes permet de réduire presque à néant le risque accru de développer un carcinome buccal en l'espace de cinq à dix ans. Les leucoplasies sont susceptibles de décroître, voire même de disparaître, après un arrêt définitif de la consommation de tabac.

Parodontite et tabagisme

Détermination du lien causal

En 1993, Haber et coll. on réussi à fournir une preuve claire du lien causal et quantitatif entre le tabagisme et la parodontite. Le risque de développer une parodonti­te est quatre fois plus élevé pour un gros fumeur que pour un fumeur modéré. Dans cette étude, les patients plus de dix cigarettes par jour étaient atteints d'une parodontite.

En 1995, Bergström et coll. ont examiné 100 patients à un intervalle de dix ans et ils ont montré que, par rap­port aux fumeurs modérés, les grands fumeurs présen­taient un nombre supérieur de poches parodontales et que, radiologiquement, la masse de l'os alvéolaire était moins importante.

En 1993, Haber et coll. on réussi à fournir une preuve claire du lien causal et quantitatif entre le tabagisme et la parodontite. Le risque de développer une parodonti­te est quatre fois plus élevé pour un gros fumeur que pour un fumeur modéré.

Dans cette étude, les patients dans la tranche d'âge entre 31 et 40 ans qui fumaient plus de dix cigarettes par jour étaient atteints d'une parodontite.

De façon générale, on peut affirmer que la fumée de cigarettes est susceptible de perturber sensiblement l'intégrité et la fonction des tissus parodontaux.

La nicotine et ses métabolites (entre autres la cotinine) peuvent être décelés dans la salive, dans le fluide gingival et au niveau de la surface des racines. La nicotine diffuse à travers la muqueuse orale en direction du tissu conjonctif. Elle est fixée et absorbée par les fibroblastes, ent­ravant leur activité cellulaire.

La nicotine inhibe en outre la synthèse du collagène. L'âge avançant, les fumeurs présentent une réduction plus rapide de la masse osseuse.

De plus, les os des fumeurs seraient moins minéra­lisés en raison des perturbations hormonales provoquées par la nicotine.

L'absorption intesti­nale de calcium est réduite chez les fumeurs.
Le saignement gingival est moins marqué chez les fumeurs, du fait que la nicotine a un effet vasoconstricteur. De ce fait, le parodonte du fumeur peut paraître cliniquement plus sain que celui du non-fumeur en ce qui concerne le «saignement gingival» sans que ce ne soit réellement le cas.

Mécanismes pathogènes dans l'apparition des pathologies parodontales

Deux causes principales sont à l'origine de la destruc­tion des tissus parodontaux au cours de l'évolution de la parodontite :
les bactéries dans la plaque dentaire
et la réaction immunitaire au niveau des tissus attaqués par la plaque dentaire.

D'une part, les fumeurs produisent des dépôts plus importants de plaque dentaire.

D'autre part, les fumeurs présentent un nombre relati­vement important de bactéries spécifiques, patho­gènes au plan parodontal.

Nombre d'auteurs ont décrit les dépôts accrus de tartre. Une concentration élevée de Ca2+ dans la salive et dans la plaque dentaire en est à l'origine. Les fu­meurs ont un flux salivaire plus important, un pH buc­cal plus élevé et ils semblent prêter moins d'attention et consacrer moins de temps à l'hygiène bucco-dentaire quotidienne.

Le taux de succès de l'élimination thérapeutique des germes pathogènes pour le parodonte est le même pour les fumeurs et les non-fumeurs. Par contre, à la suite de la dépuration mécanique, les germes en ques­tion sont décelables plus longtemps chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.

Étant donné que ces germes colonisent aussi des sites sains, il y aurait lieu de penser qu'ils exercent leurs effets destructeurs sur un parodonte affaibli. Dans ce cas, les effets nocifs du tabagisme seraient plus importants que ceux de la flore microbienne.

Comment agir efficacement pour lutter sur les conséquences du tabagisme sur la muqueuse buccale et les tissus parodontaux ?

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Quant à la remédiation, elle soutiendra à la fois le sevrage tabagique et la reconsolidation générale de l'organisme

Sevrage tabagique par DNN

Les bienfaits de l'arrêt du tabagisme sont incontestables.

Les fumeurs ayant cessé le tabagisme peuvent, au même titre que les non-fumeurs, conserver le parodon­te en bonne santé.

En 1991, Bergström et coll. ont mesuré une masse osseuse alvéolaire plus élevée chez des hygiénistes dentaires ayant arrêté de fumer depuis plusieurs années, en comparaison avec le groupe de celles qui continuaient à fumer. La masse osseuse était néanmoins inférieure à celle des hygiénistes dentaires qui n'avaient jamais fumé.
En 1994, Haber et coll. ont évalué à une année la durée nécessaire pour la régénération de la gencive après la cessation du tabagisme. Ce rétablissement s'accom­pagne également de l'interruption de la perte de tissus de soutien parodontaux.

Les symptômes de sevrage (symptômes physiques tels que céphalées, troubles de la digestion et du sommeil, augmentation de l'appétit, etc. - et en particulier le besoin impérieux de fumer, le «craving»), représentent un obstacle important à l'arrêt du tabac ; toutefois, le recours à « DNN » à raison de 1 gélule par 7 cigarettes fumées permet de se désensibiliser. Ce produit aide les fumeurs à se libérer de leur dépendance nicotinique et de leurs habi­tudes à l'égard du tabac.

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Nos conseils et expérience en phytothérapie

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A lire aussi...

Bibliographie

Parodontologie
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Bergström J., Dock J., Eliasson S., Hultin M.: Tobacco smoking and periodontal disease: a dose-response
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Désaccoutumance tabagique
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Humair J.P., Cornuz J., Raucherentwöhnung, Basisdokumentation für Ärztinnen und Ärzte: Verbindung der Schweizer Ärztinnen und Ärzte FMH, «Frei von Tabak», Bundesamt für Gesundheit BAG
Prochaska J.O., Di Clemente C.C., Stages and processes of self-change of smoking: toward an integrative
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