traitement naturel Mémoire

Traitement naturel pour Mémoire

Sous l'influence de l'alimentation mais aussi de bon nombre de facteurs, y compris le stress, l'activité cérébrale perd de son efficacité. Même si la mémoire peut se dégrader du fait de pathologies dégénératives ou vasculaires, elle peut aussi dans la plu

Direction scientifique, Dr J. Burgos
Medecin - Acupuncture 

Mise à jour : 2019-04-13 12:45:27

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Phytothérapie

Phytothérapie
Par Marie-Christine LANGGUTH CUEVA
Naturopathe - Iridologue - Nutrithérapie

La mémoire, l'alimentation peut provoquer une perte d'efficacité

Sous l'influence de l'alimentation mais aussi de bon nombre de facteurs, y compris le stress, l'activité cérébrale perd de son efficacité. Même si la mémoire peut se dégrader du fait de pathologies dégénératives ou vasculaires, elle peut aussi dans la plupart des cas, se redynamiser naturellement : il suffit parfois de prendre des mesures simples et faciles à introduire au quotidien.

Les « ennemis » de notre mémoire

  • Les excitants tels que le café, l'alcool, le chocolat mais aussi les drogues en général sont à éviter : les effets éphémères qu'ils procurent sont souvent délétères au long cours sur nos neurones.
  • La suralimentation mais aussi les aliments raffinés, enrichis en vitamines synthétiques, en corps gras saturés, ou ayant subi des manipulations ou des chauffages excessifs sont tout aussi néfastes : la valeur des aliments s'en trouve affaiblie voire quasi-inexistante. Or, le cerveau a besoin d'aliments riches en vitamines ( vitamines du groupe B, A, E,F,C) et nutriments afin de permettre une activité enzymatique et cellulaire optimale : la concentration, le jugement, la mémorisation peuvent ainsi fonctionner à plein régime. Faites donc le plein de fruits et légumes, qui de par les grandes quantités de vitamines et de minéraux qu'ils renferment, sont les éléments nutritionnels indispensables à votre cerveau, à condition toutefois qu'ils soient issus de l'agriculture biologique ou « raisonnée ».

Des vitamines à mettre dans vos assiettes

  • La vitamine B1 favorise les réactions enzymatiques indispensables à la transmission nerveuse. La levure sèche, le germe de blé, les céréales, la pomme de terre sont les principales sources de vitamine B1, suivis par la viande de porc, le foie (abat) et le poisson.
  • La vitamine A permet, quant à elle, d'augmenter la connexion entre les neurones : consommez régulièrement tous les légumes à feuilles, ceux de couleur orange notamment, riches en provitamine A.
  • La vitamine C participe à l'activation cellulaire d'enzymes impliquées dans des réactions biochimiques multiples. Elle stimule la synthèse de certains neuromédiateurs comme la dopamine, l'adrénaline, la noradrénaline et les catécholamines : elle favorise donc les fonctions cognitives en général et la mémoire en particulier. Les agrumes sont très riches en vitamine C, mais également les baies ( myrtille, cassis, groseille, mûre), l'acérola, le kiwi, la fraise. Côté légumes, le poivron, le brocoli, la pomme de terre (avec sa peau) en sont également de bonnes sources.

Un neuromédiateur allié de la mémoire : le GABA

  • L'hippocampe, logé dans une partie du cerveau, est impliqué dans la mémoire, l'exploration spatiale et l'apprentissage. Il possède une organisation en réseaux, assurant ainsi une optimisation du flux d'information, de part la présence de nombreuses synapses* (ou hubs) rendues possibles par un type de neurones : ceux libérant du GABA ( acide γ-aminobutyrique). Ce neuromédiateur est synthétisé à partir de l'acide glutamique, un acide aminé que l'organisme peut fabriquer mais que l'on retrouve également dans le poisson (morue), les produits laitiers, la viande, la volaille, le fromage (parmesan), le persil, les épinards. Toutefois, seule la forme L-acide glutamique ( forme lévogyre) passe la barrière hémato-encéphalique : consommer des aliments qui sont pourvus en acide glutamique semble donc une piste insuffisante .
  • Par contre, la métabolisation du GABA nécessite la présence de glutamate-décarboxylase (GAD), une enzyme et de son cofacteur, le phosphate de pyroxal, dérivé de la vitamine B6. Ajouter cette précieuse vitamine dans votre assiette peut donc indirectement aider à maintenir un taux de GABA suffisant. Certains aliments comme la viande, la volaille, les abats (foie, rognons,...), le poisson, la levure de bière, le jaune d'œuf mais aussi les céréales (riz, lin, maïs, pain, céréales complètes), les légumineuses, le germe de blé, les fruits secs (noix), les arachides et le cacao en renferment des quantités conséquentes. N'oubliez pas certains fruits comme la banane, l'orange ainsi que certains légumes tels que le chou, l'épinard, la tomate, la pomme de terre ou le soja, tout aussi riches en cette précieuse vitamine. La nature faisant bien les choses, ces aliments contiennent également du magnésium : or,la vitamine B6 permet de fixer le magnésium.

Des oligo-éléments dans votre assiette

  • Le phosphore est le minéral de la mémoire, sous sa forme phospholipidique, c'est-à-dire associé aux lipides : il va ainsi nourrir les membranes des neurones, le véritable support de la mémoire, facilitant en cela leurs connexions. Le phosphore se trouve dans le poisson, mais également dans la viande, les œufs, le fromage, les oléagineux et les féculents.
  • Le magnésium joue un rôle catalytique essentiel en ce sens qu'il contribue à la fixation du calcium, du potassium et du phosphore, selon des proportions précises afin de permettre leur co-assimilation. Avoir une bonne mémoire implique donc un apport de magnésium régulier sous forme de germes de céréales, de pain complet, de crustacés ( bigorneau, huître, crevette), de fruits secs ( amande, noisette, noix, pistache, noix de cajou), de légumes frais et fruits frais ou d'algues.
  • Attention aux polyphosphates (surtout les triphosphates), des additifs alimentaires contenus dans certaines préparations ou aliments et utilisés pour améliorer leur conservation, leur couleur, leur goût, leur aspect : ils chélatent le calcium et le magnésium, les rendant ainsi non-biodisponibles pour l'organisme. Souvent utilisés dans les jambons (et autres charcuteries) pour retenir l'eau et leur assurer une meilleure tenue, ils figurent généralement sous le sigle E452.

Les bons glucides pour le cerveau

Les glucides, qu'ils soient rapides ou complexes, se transforment dans le corps en glucose, la source d'énergie indispensable pour le fonctionnement des neurones. Toutefois, il est préférable de consommer ceux dits » complexes » car l'organisme met plus de temps à les transformer en glucose, ce qui assure une diffusion de l'énergie sur plusieurs heures. Mieux vaut donc se régaler avec une assiette de pâtes, de riz, de privilégier les céréales et pains complets (si votre système digestif le tolère) tout comme les fruits et légumes, sans oublier les incontournables légumineuses.

Des acides gras à tous les repas, pourquoi pas ?

  • La composition des membranes est essentielle pour la transmission du signal nerveux : une membrane fluide permet le bon fonctionnement des synapses, des zones où s'échangent les informations. Les omégas 3 ont pour rôle de fluidifier les parois de ces membranes, de les rendre plus souples : ils sont donc indispensables au développement et au bon fonctionnement du cerveau. De plus, des études ont mis en évidence leurs bénéfices sur les conséquences inhérentes  à la maladie d'Alzheimer** ainsi que sur le quotient intellectuel*** : la perte de points de QI avec les années chez les séniors est moindre si des acides gras insaturés sont consommés régulièrement.
  • Mettez le poisson au menu plusieurs fois par semaine, à condition de choisir le bon : hareng, sardine, maquereau, saumon (sauvage), flétan. Privilégiez également les huiles végétales de lin, cameline, colza, riches en omégas 3, si elles sont de 1ère pression à froid, non-chauffées et conservées au frigidaire.
  • La lécithine stimule le métabolisme des neuromédiateurs, en plus d'être essentielle au système cardiovasculaire, au foie ainsi qu'à plusieurs autres organes vitaux. Elle favorise les connexions cérébrales, améliorant en cela la mémoire. L'organisme, pour la fabriquer, doit disposer des nutriments de base, dans des proportions adéquates. La lécithine peut être naturellement consommée si votre régime inclue le jaune d'oeuf, le soja (non OGM), les graines des céréales, le germe de blé, les poissons, les légumineuses, la levure ainsi que les arachides.

Une hygiène de vie peut-être à modifier ?

Pratiquer un sport doux, avec des exercices oxygénants ( Qi Gong, Tai chi, Yoga, marche) peut être  bénéfique pour le cerveau et donc pour la mémoire : le cerveau réclame, à poids égal, dix fois plus d'oxygène que le muscle.
Veillez à dormir suffisamment et ce, de la façon la plus naturelle qui soit. Certaines infusions légères peuvent vous y aider, comme celles à base de tilleul, de fleur d'oranger, de camomille ou de verveine.

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Bibliographie

*GABAergic hub neurons orchestrate synchrony in developing hippocampal networks"
P. Bonifazi 1, M. Goldin 1, M. A. Picardo 1, I. Jorquera 1, A. Cattani 1, G. Bianconi 2, A. Represa 1, Y. Ben-Ari 1, R. Cossart1†
** Calon F,Lim GP,Yang F, Morihara T, Teter B, et al, Docosahexaenoic Acid Protects from Dendritic Pathology in an Alzheimer's Disease Mouse Model , Neuron, 2004, Vol. 43, 633-45.***Am J Clin Nutr, avril 2007 ; vol. 85 : p. 1142-7.
***Am J Clin Nutr, avril 2007 ; vol. 85 : p. 1142-7.