traitement naturel Syndrome de fatigue chronique

Traitement naturel pour Syndrome de fatigue chronique

Le syndrome de la fatigue chronique souvent confondu avec la fibromyalgie qualifie une affection se caractérisant par une fatigue particulière intense, un état d'épuisement au cours duquel la personne a des doléances neuropsychologiques

Direction scientifique, Dr J. Burgos
Medecin - Acupuncture 

Mise à jour : 2018-01-28 15:52:56

Sommaire

Phytothérapie

Phytothérapie
Par Marie-Christine LANGGUTH CUEVA
Naturopathe - Iridologue - Nutrithérapie

Le syndrome de fatigue chronique, l'alimentation et la nutrithérapie peuvent contribuer à en diminuer ses effets, voir rétablir la balance du bon côté, à condition de faire les bons choix au niveau alimentaire.

Les personnes atteintes de ce syndrome se plaignent avant tout de la fatigue, symptôme majeur ressenti même après une bonne nuit de sommeil : elles se réveillent encore plus fatiguée que la veille. Ce syndrome est malheureusement accompagné de nombreux autres symptômes, dont le ressenti est variable d'un individu à l'autre : fièvre légère, douleur et faiblesse musculaire, mal de gorge persistant, maux de tête, problèmes de concentration, perte de mémoire, dérégulation du sommeil, irritabilité voir même dépression ne sont pas rares. Bien que les causes exactes sont loin d'avoir été élucidées, certaines pistes comme le déséquilibre de la flore intestinale, des allergies alimentaires, un niveau de stress trop élevé, un système immunitaire dérégulé* ne sont pas à écarter : l'alimentation et la nutrithérapie peuvent contribuer à en diminuer ses effets, voir rétablir la balance du bon côté, à condition de faire les bons choix au niveau alimentaire.

Des habitudes peut-être à revoir

  • L'usage d'excitants comme le café, le tabac ou l'alcool peuvent sembler tentants et prometteurs afin de trouver une solution à la perte d'énergie : leur coup de fouet n'est que de courte durée, de par l'augmentation d'adrénaline et de cortisol qu'ils engendrent, avec en contrepartie des effets délétères possibles au niveau des surrénales (au long cours) ainsi qu'un risque de dépendance, qui peut s'instaurer. Leur consommation engendre un stress supplémentaire, avec pour conséquences majeures un état de fatigue plus grand, allant jusqu'à un épuisement excessif, si rien n'est fait.
  • Certains régimes trop restrictifs, déséquilibrés ( régime hyperprotéiné par exemple) peuvent être la cause même de certaines déficiences nutritionnelles, entrainant ainsi une perte d'énergie, associée le plus souvent à des signes de fatigue, d'irritabilité excessive, de nervosité, de troubles digestifs, de troubles du sommeil voir même de troubles cognitifs ( mémoire diminuée, absence, problème de concentration).
  • De même, une diète basée sur des aliments trop gras en acides gras saturés ( viandes rouges, huiles de palme, de coco, beurre, produits laitiers), trop salés, additionnés de produits de synthèse ( conservateurs, pesticides, aspartam) ne font qu'accentuer le phénomène : quels sont les teneurs en vitamines, en enzymes, en oligo-éléments d'aliments chauffés, irradiés, conservés dans des boites d'aluminium ?
  • Face à tout cela, le maitre mot reste la simplicité et l'authenticité : prendre 3 repas par jour, à heure régulière si possible, en favorisant un maximum le petit-déjeuner, premier apport énergétique pour le corps et ô combien important. Remplacez le plus possible les acides gras saturés des protéines animales par les petits poissons gras comme la maquereau, le hareng, la sardine, riches en omégas 3 ( EPA, DHA) : ils ont une action sur la prévention de la formation des caillots au niveau sanguin, rendent les globules rouges plus flexibles, diminuent les taux des triglycérides trop élevés ainsi que celle de la pression artérielle, les membranes cellulaires sont tonifiées, ils contribuent à une amélioration du niveau de l'énergie et de l'humeur, tout en renforçant le système immunitaire( ils sont à l'origine de la production de certaines cytokines), ils réduisent les douleurs( par leur action sur certaines prostaglandines).

Un microbiote intestinal en équilibre

Les personnes atteintes de fatigue chronique présentent souvent des sensibilités chimiques multiples, une inflammation chronique, une dysbiose et un syndrome de l'intestin irritable : des chercheurs ont d'ailleurs établi un lien** entre l'intestin irritable, l'intestin perméable et la fatigue chronique. Après avoir suivi une cure de désintoxication, afin de nettoyer au mieux le foie, la vésicule biliaire et les reins, réensemencer la flore par des probiotiques ne peut que contribuer à diminuer les symptômes. Les probiotiques permettent de moduler l'activité du système immunitaire, tout en augmentant la fonction de barrière de la muqueuse intestinale( production accrue de mucus ou des anticorps de type IgA), en plus de leurs effets antimicrobiens directs, en prenant la place des bactéries pathogènes. Bon nombre d'aliments contiennent des probiotiques dont notamment les produits lacto-fermentés : choucroute, câpres, concombres, carottes, oignons, betteraves, navets, daïkon, radis, haricots verts, choux fleurs, choux blancs, gari, prunes d'umé, lait caillé, kéfir de lait et koumys.

Du magnésium, un oligo-élément incontournable

Le magnésium est un oligo-élément incontournable à double titre : il réduit le stress en empêchant la montée du cortisol et permet à l'organisme de produire l'énergie dont il besoin. Le magnésium améliore à la fois l'équilibre nerveux, psychique et émotionnel. Un apport de magnésium en quantités suffisantes permet de conserver l'attention, la vigilance tout en assurant une production d'énergie suffisante aux personnes atteintes de ce syndrome, dont l'une des causes peut être un stress chronique. L'alimentation apporte des quantités de magnésium sous une forme bien assimilée par l'organisme, à condition toutefois de consommer régulièrement des aliments complets, non raffinés, sous forme de riz, de céréales ou de pâtes. Les légumes verts( surtout le chou, les épinards, la laitue, les haricots verts), les légumineuses( pois chiche, lentille) mais aussi les fruits ( kiwi, banane) ainsi que les oléagineux et les algues en sont d'excellentes sources. Attention aux boissons gazeuses qui ont la fâcheuse tendance à précipiter le magnésium.

Des vitamines du groupe B essentielles

  • Le magnésium ne fonctionne pas seul : il a besoin d'un certain nombre de vitamines du groupe B (B1,B2,B3,B6,B8,B9) qui lui servent de co-enzymes. La vitamine B6 permet notamment de renforcer l'efficacité du magnésium, qui est ainsi fixé par les cellules, évitant ainsi sa fuite urinaire, couplé par l'action conjointe de la taurine, indispensable.
  • La vitamine B6 est présente en quantités importantes dans les volailles, les foies (boeuf, agneau, veau), les bananes, les différentes formes de choux, les tomates, les épinards ainsi que les pommes de terre. En général, pour faire le plein de vitamines B au quotidien, rien de plus simple : deux à trois légumes d'origine biologique dans votre assiette, cuits à la vapeur ou à l'étouffée.
  • Quant à la taurine, elle est normalement synthétisée par l'organisme à partir de la cystéine. Toutefois, sa synthèse peut être altérée en cas de déficit en vitamines C, B1, B5, B8 et B9.Faire le plein de légumes à chaque repas en plus d'apports de taurine sous forme d'algues, de fruits de mer, de poisson, d'œuf et de viande, si possible plutôt blanche.

La piste des sensibilités alimentaires

Certaines sensibilités alimentaires ont été incriminées dans le syndrome de fatigue chronique. Hormis les produits laitiers et les fruits riches en histidine, certains produits à base de gluten comme le blé, l'orge, le seigle, l'avoine ( il s'agit d'une intolérance au gluten dans ce cas), des légumineuses, des levures, des citrus pourraient en être à l'origine : il convient dans ce cas de se rapprocher de son médecin allergologue afin d'objectiver les risques de sensibilité alimentaire, parfois croisée avec des allergies aux pollens.

Où en est votre niveau de stress ?

  • Le stress** peut être à l'origine de nombreux dérèglements, d'ordre hormonaux, métaboliques et/ou physiologiques, avec une conséquence commune : le stress est toujours dévitalisant. Apprendre à mieux le gérer peut être source d'énergie supplémentaire. Les situations stressantes sont multiples, mais c'est notre façon de réagir qui détermine les méfaits que le stress peut exercer sur nous.
  • Pratiquer une technique de relaxation ou de méditation, s'accorder des pauses détente ainsi que des moments de plaisir dans la journée concourent à apporter les bénéfices de plusieurs heures de sommeil.
  • D'autre part, le fait de pratiquer certaines techniques de relaxation, de méditation, de Tai chi, de Gi gong ou tout simplement une marche quotidienne au grand air permet de diminuer l'attention sur la fatigue ressentie, attention qui peut vite tourner à l'obsession : une forme de déprogrammation toute en douceur et qui restitue la juste place entre le mental et le physique.

Nos conseils et expérience en phytothérapie

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Documentation

Bibliographie

* Immunological aspects of chronic fatigue syndrome. Lorusso L, Mikhaylova SV, et al. Autoimmun Rev. 2009 Feb;8(4):287-91.
**Lakhan SE, Kirchgessner A. Gut inflammation in chronic fatigue syndrome. Nutr Metab (Lond). 2010 Oct 12;7:79. PubMed PMID: 20939923
*** Pizzorno JE Jr, Murray Michael T (Ed). Textbook of Natural Medicine, Churchill Livingstone, États-Unis, 2006, p. 1586-1587