traitement naturel Myofasciite à macrophage

Traitement naturel pour Myofasciite à macrophage

Traitement naturel Myofasciite à macrophage - Identifiée en 1993, la myofasciite à macrophage (MFM) est une maladie peu fréquente dont l’origine est soumise à caution, elle a été décrite dans le Lancet en 1998. Son diagnostic confirmé par l’histoire du pa

Direction scientifique, Dr J. Burgos
Medecin - Acupuncture 

Mise à jour : 2019-09-28 12:10:39

Sommaire

Phytothérapie

Phytothérapie
Par Dr Van Snick 

Aussi nommée myofasciite à inclusions ou myofasciite, identifiée en 1993, la myofasciite à macrophage (MFM) est une maladie peu fréquente dont l'origine est soumise à caution, elle a été décrite dans le Lancet en 1998.

Son diagnostic confirmé par l'histoire du patient est caractérisé par de microscopiques lésions présentes dans des biopsies de muscle qui montrent une infiltration des macrophages dans le tissu musculaire.

L'étiologie semble liée à la persistance de sels d'aluminium, hydroxyde, phosphate, sulfate à l'endroit de l'injection.

Ces sels d'aluminium se retrouvent dans certains vaccins notamment. La biopsie musculaire doit être réalisée dans la zone de l'injection du vaccin (deltoïde)

La myofasciite est considérée plus comme un syndrome que comme une maladie, ses symptômes cliniques se manifestent par des douleurs musculaires et articulaires, une faiblesse musculaire, une fatigue chronique, une fièvre modérée, des perturbations digestives chroniques, des troubles sensitifs et des troubles neurocognitifs.

C'est une maladie dégénérative dont les symptômes peuvent être polymorphes.

Le tableau clinique peut être important et évolue en plusieurs phases:

La première étape se caractérise par des troubles physiques et neurocognitifs invalidants ; suivi d'une incapacité fonctionnelle totale par perte de l'éveil et ensuite d'un état de grâce, de rémission proche de l'état sain.

L'état départ est caractérisé principalement par des douleurs, une fatigue chronique générale, un épuisement, associés à une asthénie musculaire et des troubles cognitifs, le tout associé à un état pseudogripal. Des arthralgies sont fréquentes avec des poussées inflammatoires.

Exceptionnellement les symptômes pourraient se développer tardivement, jusqu'à 10 ans après la vaccination.

Les troubles de la fonction motrice sont constants : diminution de la force musculaire, hypotonie générale, diminution de l'endurance et de la résistance musculaires.

La dyspnée à l'effort est modérée. Une ataxie rendant la marche difficile, des troubles de l'équilibre lors des transferts, en position debout et lors de la marche, des incoordinations cinétiques, de la maladresse, des troubles d'élocution, des dyskinésies discrètes des mains perturbant certains gestes fins sont fréquents.

A ce tableau peuvent s'ajouter des troubles sensitifs et sensoriels telles des hypoesthésies, paresthésies, des acouphènes, des troubles auditifs et oculaires.

Des troubles neurovégétatifs sont associés : frilosité, bouffées de chaleur, hypotension, vertiges.

Les troubles du sommeil comme l'endormissement difficile ou le syndrome des jambes sans repos, fatigue importante au lever sont fréquents de même que des troubles du transit, alternant diarrhées et constipations.

Des troubles de l'attention, de la concentration intellectuelle et de la mémoire à court terme, troubles de la syntaxe peuvent être retrouvés.

Discussion et controverse sur cette affection non reconnue officiellement

Ce syndrome apparu à la fin des années 1990, n'a d'abord été décrit épidémiologiquement qu'en France, alors que le mode très "internationalisé" de préparation des vaccins rend peu probable une anomalie pharmaceutique qui se limiterait à un seul pays.

Plusieurs hypothèses ont été discutées : l'existence d'un groupe de sujets mauvais éliminateurs de l'aluminium, une dysfonction des macrophages.

Une lésion réactionnelle locale à l'aluminium, sans conséquence à distance et donc sans expression clinique a été évoquée car cette lésion n'est pas retrouvée ailleurs qu'au point d'injection, tandis que les symptômes rapportés sont divers et peu spécifiques, voisins de ceux observés dans d'autres entités cliniques telles que la fibromyalgie ou le syndrome de fatigue chronique.

L'augmentation de la fréquence de ce syndrome en France pourrait être expliquée par le fait que dans ce pays, la voie intramusculaire est préférée, ou par l'apparition du vaccin contre l'hépatite B dans une population d'adultes neufs chez lesquels la réaction inflammatoire locale est vraisemblablement plus forte qu'après des vaccinations de rappel.

Une association éventuelle avec une maladie auto-immune a été évoquée.

Le syndrome observé principalement en France pourrait être lié à l'endroit de la biopsie deltoïdienne uniquement réalisée en France. La promotion de la vaccination hépatite B pourrait être impliquée.

Cette maladie touche essentiellement l'adulte, mais plusieurs cas ont été décelés chez de jeunes enfants. La piste d'une sensibilité d'origine génétique et/ou d'éventuels facteurs environnementaux ont été évoqués.

D'abord considérée comme une maladie infectieuse, la mise en évidence d'aluminium dans les biopsies musculaires a orienté la recherche vers les vaccins à adjuvant aluminique, les données alors disponibles évoquant un syndrome pouvant éventuellement être lié à la persistance d'hydroxyde d'aluminium dans le système immunitaire.

La définition de la maladie date de 2003 : il s'agit d'une maladie se manifestant chez l'adulte par des douleurs musculoarticulaires et une fatigue chronique, parfois associée à une maladie auto-immune. Ce syndrome présente de fortes analogies avec les syndromes de fatigue chronique post-viraux et idiopathiques, ainsi qu'avec le syndrome de la guerre du Golfe persique dont l'origine vaccinale est actuellement fortement suspectée.

Une autre possibilité évoquant un trouble plurifonctionnel dont le mécanisme entier serait encore mal compris est étudiée.

L'OMS en 1999 a reconnu l'existence d'une entité histopathologique distincte appelée myofasciite à macrophages, caractérisée d'une part par la présence, dans le deltoïde, d'amas denses, persistants et localisés, de macrophages positifs au PAS accompagnés d'inclusions cristallines osmiophiles d'aluminium, et d'autre part par une réaction inflammatoire chronique focale , en précisant qu'il existe, à l'appui de ces observations, des données faisant état de lésions passagères comparables chez des animaux de laboratoire après injection intramusculaire de vaccins contenant de l'aluminium.

La piste des vaccins aluminiques a ensuite été écartée par certaines autorités sanitaires nationales alors que le Comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins de l'OMS invitait néanmoins à poursuivre la recherche et à élargir le nombre d'échantillons et la population épidémiologiquement étudiée.

Les données actuelles n'établissent ni n'excluent la possibilité d'une maladie générale affectant d'autres organes. Il existe de nombreux mécanismes immunitaires qui pourraient être à l'origine du passage d'une immunoréaction locale à une affection généralisée et la question doit être étudiée plus à fond.

En octobre 2011, l'Afssaps, via un rapport sur l' « Évaluation du risque lié à l'utilisation de l'aluminium dans les produits cosmétiques » demande aux fabricants des déodorants et d'antiperspirants de diminuer la teneur de ces produits en composés d'aluminium (l'industrie des cosmétiques est susceptible d'utiliser au moins 25 composés de l'aluminium, dont principalement le chlorohydrate d'aluminium comme antitranspirant ; l'aluminium provoque une rétraction des pores et a une action bactéricide) ou de le remplacer par des alternatives.

Selon l'Afssaps, 18 % des sels d'aluminium d'un déodorant traversent la peau blessée ou irritée (après rasage ou épilation par exemple). L'Agence demande qu'un avertissement figure sur les boites, et demande aux fabricants de ne pas dépasser 0,6 % du produit alors que certains déodorants contiennent jusqu'à plus de 20 % d'aluminium.

En novembre 2012, les chercheurs qui ont découvert la maladie estiment qu'il existe une part de la population (jusqu'à 5 % de la population selon le Pr Gherardi) génétiquement prédisposée à ce syndrome dont les symptômes, maintenant étudiés chez 585 adultes, apparaissent en moyenne 11 mois après le vaccin ; chez ces patients, des cellules du système immunitaire pourraient capturer les molécules d'aluminium ou des composés d'aluminium et les transporter jusqu'au cerveau.« alors même que le nombre de vaccins recommandés ne cesse d'augmenter, avec près de 200 vaccins en développement actuellement »

Histologie

Les lésions histologiques sont spécifiques.

La biopsie musculaire pratiquée sur le site de la vaccination, le plus souvent le deltoïde gauche, montre une infiltration du fascia et du tissu conjonctif péri et endomysial par des macrophages PAS+ (La coloration PAS abréviation de Periodic Acid Schiff est une coloration utilisée en histologie pour mettre en évidence les polysaccharides contenant des cristaux d'hydroxyde d'aluminium.)

Biologie

Les rares signes retrouvés au bilan sanguin peuvent être une augmentation modérée de la CRP c-réactive-protéine, témoin de l'inflammation ou de la vitesse de sédimentation et éventuellement une augmentation modérée des transaminases GPT non spécifique.

Traitements naturels

Spécifiquement choisis et en concentration propre pour leur action sur l'aluminium, les composants choisis actifs dans cette indication (SOD (super oxyde dismutase), Extrait de vigne rouge feuille (Vitis vinifera),Extrait de Mycelium shitake,, Extrait de thé vert (Camelia sinensis), Tanins, Spiruline, Extrait de pépins de raisin (Vitis vinifera) titré en OPC, Vitamine E (d-alpha tocophérol),Riboflavine (Vitamine B2).), trouveront également leur utilité dans la maladie d'Alzheimer (*) ainsi que dans les syndromes dont les manifestations sont proches tels que les syndromes de fatigue chronique post-viraux et idiopathiques.

Pour ces deux derniers, la composante fatigue est dominante et nécessitera d'y associer les composants naturels spécifiques

 * L'aluminium : l'aluminiun a été mis en cause dans la maladie d'Alzheimer. Le lien n'a pas été démontré mais certaines statistiques sont néanmoins alarmantes. Ainsi, en France, une étude de l'INSERM réalisée dans deux départements indique que les personnes buvant une eau contenant plus de 0,1 mg d'aluminium par litre voient leur risque doubler ou tripler. Au Canada, les autorités fédérales appliquent le principe de précaution et demandent que l'eau acheminée aux citoyens contienne moins de 0,1 mg/l. La source d'aluminium due à l'utilisation de récipients en aluminium en cuisine n'apporte que 1 mg à 2 mg par jour sur les 9mg à 14mg absorbés chaque jour par le biais des aliments.

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Documentation

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