traitement naturel Trouble envahissant développement

Traitement naturel pour Trouble envahissant développement

Traitement naturel Trouble envahissant développement. Un trouble envahissant du développement comme l'autisme entraîne un détachement pathologique de la réalité accompagné d'un repli sur soi. Une approche naturelle qui associe une élimination des métaux l

Direction scientifique, Dr J. Burgos
Medecin - Acupuncture 

Mise à jour : 2020-10-01 11:55:27

Sommaire

Phytothérapie

Phytothérapie
Par Dr Rita Monsieur
& Marie-Christine LANGGUTH CUEVA
Naturopathe - Iridologue - Nutrithérapie

Introduction au traitement naturel des troubles envahissant du développement 

Piste génétique, environnementale, carences en certains micro- ou macro-nutriments, les causes des troubles envahissants du développement notamment restent toutefois encore inconnues de nos jours, avec toutefois un constat fait par les multiples recherches scientifiques menées à ce sujet : ces troubles dénotent la présence d'anomalies du développement cérébral.

Ces dernières se traduisent par de nombreux symptômes comme l'irritabilité, les changements d'humeur, des altérations de la capacité à communiquer et à interagir socialement, ces troubles touchant de nos jours de 1 à 2 personnes pour 1 000 en ce qui concerne l'autisme, et de 6 pour 1 000 pour ce qui est des TSA, l'autisme infantile étant 4 fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles. 

Les traitements actuels proposés à base de médicaments psychotropes, antipsychotiques s'avèrent parfois efficaces mais avec des effets secondaires importants, couplés à des prises en charge psycho-dynamiques, des méthodes comportementales sans oublier l'alimentation qui peut s'avérer être un outil supplémentaire pour aider ces personnes dans leur quotidien

Traiter naturellement les troubles envahissants du développement

Pour soigner naturellement les troubles envahissants du développement, l'association de substances naturelles spacifiques priorisera les actions

  • d’élimination des métaux toxiques, 
  • de méthylation de l’homocystéine, 
  • de carence minérale et vitaminique spécifique 
  • et d’amélioration de la concentration.

L’on pourra y associer les substances naturelles nécessaire à la préservation ou la restauration du microbiote voire l’amélioration de la paroi intestinale, des oméga 3 essentiels pour le bon fonctionnement du cerveau

Pourquoi des remèdes naturels pour l'élimination des métaux toxiques dans le traitement naturel des troubles envahissants du développement ?

Diverses études ont démontré le rôle des métaux toxiques et des polluants en relation avec les troubles envahissants du développement et une prédisposition polygénique modulée par des facteurs environnementaux.

On a découvert une association entre les niveaux du plomb dans le plasma sanguin et la probabilité d'être diagnostiqué troubles envahissants du développement de même qu'un effet synergique entre le plomb, le cadmium et l’aluminium.

Dans un groupe d'enfants dont les niveaux de plomb étaient particulièrement élevés, une élimination des métaux toxiques pour autant qu'elle ne donne pas lieu à une déminéralisation de l'organisme a donné une amélioration notable dans les cas d'hyperactivité, d'impulsivité, et de problèmes de comportement et d'apprentissage.

La flore intestinale, un rôle essentiel pour soigner naturellement les troubles envahissants du développement

Elle permet le maintien de la barrière muqueuse intestinale, tout en assurant la première ligne de défense immunitaire.

Une étude a d'ailleurs montré que 74% des enfants hyperactifs étudiés souffraient d'une augmentation de la perméabilité intestinale. Le lactobacille et la bifidobactérie, sont les deux principales « bonnes » bactéries de notre flore intestinale. Vous pouvez apporter des produits naturels sous la forme de probiotiques ou via l'alimentation, si vous consommez régulièrement des produits lacto-fermentés : choucroute, câpres, concombres, carottes, oignons, betteraves, navets, daïkon, radis, haricots verts, choux fleurs, choux blancs, gari, prunes d'umé, lait caillé, kéfir de lait, koumys, laitages au tonyu.

De nouvelles habitudes alimentaires à adopter pour soigner naturellement les troubles envahissants du développement

Des aliments plutôt à oublier

Une alimentation riche en sucres rapides (bonbons, biscuits, barres chocolatées, boissons sucrées) mais aussi en hydrates de carbone raffinés a été associée à de mauvaises performances cognitives chez les enfants : certains individus ont une véritable hypersensibilité aux produits sucrés. Privilégiez plutôt les fruits si vous ne pouvez vous passer de sucre : ils vous apporteront leur fructose, en plus de leurs bonnes vitamines et enzymes nécessaires à la digestion. Si vous avez soif, l'eau reste la meilleure boisson mais rien ne vous empêche de déguster un verre de jus de fruits frais pressé.

Les acides gras « trans », obtenus par la cuisson et l'hydrogénation des huiles (ajout d'hydrogène pour rendre l'huile solide à température ambiante), sont présents dans bon nombre d'aliments : mayonnaise, margarines, pâtisseries, les frites et autres produits frits, sauces industrielles. Or, ils sont toxiques pour notre système nerveux et provoquent des déficiences en AGE, des acides gras essentiels pour le fonctionnement de notre organisme.

Des carences en certains oligo-éléments et vitamines peuvent aggraver un déficit d'attention majeure

La dopamine, tout comme la noradrénaline, la sérotonine, sont des neurotransmetteurs indispensables à la fonction cérébrale. Or, ces substances sont formées à partir d'acides aminés, provenant de la digestion complète des protéines. Encore faut-il avoir un apport quotidien suffisant en un certain nombre de ces acides aminés, notamment en phénylalanine, tyrosine, tryptophane, histidine et isoleucine, souvent déficients chez les personnes en manque d'attention.

o La phénylalanine, un précurseur de la dopamine se trouve surtout dans le lait caillé, le fromage de lait et blanc, les légumineuses, la volaille, les arachides, les pistaches, les amandes, les légumes feuillus et les grains entiers

o La tyrosine est essentielle à la fonction mentale et se retrouve également dans les légumes feuillus, le lait caillé, le fromage, mais aussi le riz

o Vous ferez le plein de tryptophane en consommant des protéines animales (dinde, poulet, viandes, poissons, crustacés), des légumineuses, des céréales entières (amarante, orge, sarrasin, blé), des oléagineux (noix, pistaches, amandes), des graines de sésame, pavot, tournesol ainsi que des fruits comme la banane, le kiwi, des figues et des dattes

o Les principales sources d'histidine sont : les bananes et les raisins, la viande et la volaille, et les produits de lait. On la trouve en moindre quantité dans le blé, le riz et tous les légumes verts.

o L’isoleucine, quant à elle, se trouve principalement dans les aliments suivants : les oléagineux (amandes, noix de cajou, arachides), les légumineuses (lentilles, pois chiches, fèves), les céréales complètes, les champignons mais aussi dans le poisson et l'œuf, le foie, la viande, surtout celle de poulet)

Le magnésium est un minéral indispensable car il permet, entre autres, de réguler le fonctionnement de tous les muscles. Une carence en magnésium peut conduire à des troubles neurologiques comme l'hyperexcitabilité et même aller jusqu'à des crises convulsives. En faisant le plein de magnésium, l'hyperactivité peut diminuer significativement (étude de Starobrat-Hermelin et Kozielec -1997)

Une carence en fer peut engendrer des troubles d'apprentissage, des anormalités du comportement, de la tension nerveuse, la peur et des déficits cognitifs. Pensez à consommer du foie de volaille ou de bœuf, du boudin noir, des légumineuses (lentilles, pois chiche) en même temps que de la vitamine C, ce qui permettra au fer d'être fixé plus facilement.

Produits naturels, vitamines et oligo-éléments dont sont déficients les enfants souffrant de troubles envahissants du développement

Il s'agit surtout de la vitamine B1, indispensable à la transformation des glucides en énergie et surtout nécessaire au bon fonctionnement du système nerveux et des muscles. La levure de bière est la source la plus riche en cette vitamine (30mg/100g) mais pensez également aux graines de tournesol et au germe de blé.

la vitamine B6 joue un rôle de cofacteur dans un grand nombre de processus reliés au métabolisme des acides aminés et des protéines. Elle joue un rôle crucial dans la synthèse de certains anticorps, de l'hémoglobine et de certains neurotransmetteurs comme la sérotonine, la mélatonine, la dopamine et l'acide gamma-aminobutyrique (GABA) : son rôle est majeur dans le maintien de l'équilibre psychique. Elle est aussi nécessaire à la production de la vitamine B3, à partir du tryptophane. Les abats, la viande, le poisson, la levure de bière et les céréales en sont de bonnes sources, ainsi que le germe de blé, et les légumineuses. Attention au raffinage des céréales qui leur fait perdre la majorité de leurs micronutriments et, notamment, leurs vitamines du groupe B.

Le zinc est important pour le métabolisme des neurotransmetteurs et contribue au bon fonctionnement du cerveau. Une déficience en zinc * peut causer des problèmes de concentration et des anxiétés, tout comme retarder le développement cognitif. Vous ferez le plein de zinc en consommant régulièrement de la viande, des fruits de mer (principalement dans les huîtres), du poisson, du foie, du fromage, des fruits oléagineux, des haricots secs et des céréales complètes.

Les omégas 3 sont essentiels pour le bon fonctionnement du cerveau

Ces acides gras essentiels (AGE) sont des graisses qui ne peuvent être produites par le corps et qui doivent donc être obtenues par l'alimentation. Or, il a été démontré une relation inverse entre la concentration des gras essentiels « oméga 3 » et les résultats de l'échelle de l'évaluation des comportements **. Consommez au moins 3 à 4 fois par semaine des petits poissons gras, sauvages comme le hareng, le maquereau, le saumon, la sardine mais aussi du pourpier, des huiles végétales de 1ère à pression à froid comme celle de lin, cameline, colza ou noix.

Une alimentation hypoallergénique aurait des effets bénéfiques

Les allergies et les intolérances alimentaires ont aussi un effet indirect sur notre cerveau en influençant notre fonction gastro-intestinale. Les substances allergènes ont en effet la fâcheuse tendance de provoquer des œdèmes et des inflammations de la muqueuse intestinale, provoquant des déficiences nutritionnelles.

Les principaux aliments allergènes sont le lait, le blé, les œufs et le maïs. Pensez également aux additifs tels que les colorants alimentaires, les préservatifs et les produits chimiques additifs, qui peuvent avoir les mêmes conséquences. Une diète *** qui élimine des agents allergènes peut améliorer de façon significative des comportements d'hyperactivité des enfants TDAH. Privilégiez donc le plus possible des repas simples, faits au fur et à mesure et d'origine biologique.

Nos conseils et expérience en phytothérapie

produits naturels à prendre Préambule : Le choix des produits décrits ou des substances qui les composent est le fait de notre expérience et celle de nos confrères auteurs de leurs publications quant à leurs propriétés reconnues en phytothérapie en vue d'une aide réelle à la résolution de cette pathologie ; ces conseils sont délivrés à titre d'exemple, de façon non exhaustive et ne doivent pas priver l'internaute de procéder aux recherches qui lui semblent nécessaires. Par ailleurs, nos conseils ne remplacent ni ne doivent vous priver d'une consultation ou de nous contacter pour toute information complémentaire utile conformément aux conditions générales d'utilisation de notre site .

En première intention à titre d'exemple, le(s) produit(s)...

Associé(s) utilement par exemple avec...

D'autres exemples de substances ou produits intéressant(e)s à connaître ici, comme...

Documentation

Bibliographie

*Surén P, Roth C, Bresnahan M, et al. Association Between Maternal Use of Folic Acid Supplements and Risk of Autism Spectrum Disorders in Children. JAMA. 2013;309(6):570-577. doi:10.1001/jama.2012.155925
**Nga M. Lau, Peter H. R. Green, Annette K. Taylor, Dan Hellberg, Mary Ajamian, Caroline Z. Tan, Barry E. Kosofsky, Joseph J. Higgins, Anjali M. Rajadhyaksha, Armin Alaedini. Markers of Celiac Disease and Gluten Sensitivity in Children with Autism. PLoS One. Juin 2013. Volume 8: 6. e66155
***Singh K, Connors SL, Macklin EA, Smith KD, Fahey JW, Talalay P, Zimmerman AW. Sulforaphane treatment of autism spectrum disorder (ASD). Proc Natl Acad Sci U S A. 2014 Oct 13. pii: 201416940.