traitement naturel Diabète

Traitement naturel pour Diabète

Il existe plusieurs sorte de diabète dont le diabète de type I (juvénile) qui atteint les jeunes adultes et les enfants, le diabète de type II (de l'adulte ) ou le corps devient résistant à l'insuline, le diabète gestationnel (transitoire) …

Direction scientifique, Dr J. Burgos
Medecin - Acupuncture 

Mise à jour : 2018-01-28 14:13:42

Sommaire

Phytothérapie

Phytothérapie
Par Marie-Christine LANGGUTH CUEVA
Naturopathe - Iridologue - Nutrithérapie

Le diabète, le contrôle * et la surveillance de l'alimentation sont fondamentaux pour un diabétique

Elles permettent ainsi d'éviter des modifications importantes de la glycémie et de prévenir l'apparition des complications liées au diabète (cardio-vasculaires, rénales, ophtalmiques ...)

L'alimentation représente donc un véritable traitement, au même titre que l'activité physique et les médicaments.

2 types de diabète à bien dissocier au niveau alimentaire

  • L'alimentation du diabète de type 1 s'équilibre en fonction des besoins énergétiques : elle doit apporter suffisamment de glucides de façon à limiter au maximum les risques d'hypoglycémie. Sauf en cas de malaise hypoglycémique, elle ne doit pas ou peu apporter de glucides rapides comme le sucre, les produits et boissons sucrés qui risquent de faire augmenter la glycémie trop brutalement. Ces glucides doivent toujours être pris à la fin d'un repas, jamais avant. Une répartition de l'alimentation en plusieurs repas est préférable : petit déjeuner, déjeuner, collation, dîner et éventuellement une collation avant le coucher. Leur régularité est la base d'un bon équilibre du diabète .En fait, rien n'est jamais fixe pour un diabétique insulino-dépendant, ni les doses d'insuline, ni l'alimentation. L'éducation pour un diabétique insulinodépendant est très importante, surtout chez les enfants car il appartient à chacun de régler au jour le jour le traitement de son diabète : les besoins en glucides peuvent varier d'un jour à l'autre. Faire du sport, subir un stress ne vont pas demander les mêmes besoins énergétiques.
  • Le diabète de type 2 est devenu une « épidémie » mondiale, en progression constante, touchant tous les âges de la population : sa courbe d'évolution suit celle de l' obésité. Ce diabète de type 2 résulte de l'association de deux anomalies interdépendantes : une insulino-résistance, c'est-à-dire une moindre sensibilité à l'insuline des cellules du tissu adipeux, du foie et des muscles et une sécrétion insuffisante d'insuline.

Une réforme de ses habitudes alimentaires à entreprendre

  • Dites « non » aux sucres ayant un « index glycémique » élevé : sucre, bonbons, confiture, miel, pâtisserie, crème glacée, sorbet, fruit confit, pâte de fruit, crème de marrons, compote en boite, laitage sucré, soda, sirop, jus de fruits, plats préparés industriellement, biscuits apéritifs. Attention à certains produits « sans sucre » qui contiennent parfois autant de sucre que d'autres produits : confiture sans sucre, chocolat, coca « light ».
  • Les graisses animales dites « saturées » comme la crème fraiche épaisse, le saindoux, charcuterie, la viande grasse, les fromages dans leur ensemble. Les lipides, s'ils sont consommés en trop grande quantité seront transformés en glucides et stockés par l'organisme, en plus de faire le « lit » des pathologies cardio-vasculaires. Evitez toutes les cuissons sous forme de fritures, les sauces, surtout si elles sont déjà « toutes prêtes » car elles contiennent très souvent du sucre pour aider à leur conservation.
  • L'ingestion d'alcool sera à modérer : évitez les cocktails souvent très riches en sucre. Vous pouvez déguster un verre de vin par jour mais privilégiez plutôt le vin rouge qui ne contient que 2 à 3 grammes de sucre par litre, contre 20 grammes pour le vin blanc. Si vous êtes diabétique de type 1, il est nécessaire de vérifier que votre glycémie est à un taux normal. Il est fortement déconseillé également de prendre un verre d'alcool si vous avez le ventre vide : le taux de sucre sanguin risque de monter fortement. Méfiez-vous des boissons sans alcool : une bière sans alcool contient plus de sucre qu'une bière normale et est très riche en glucides.

Les aliments « amis » de votre diabète : des indices glycémiques pas toujours faciles à comprendre

  • Mangez des légumes, des légumineuses, ou des céréales complètes non raffinées ( riz basmati, millet, sarrasin) : leur teneur en fibres permet de diminuer la vitesse du passage du sucre dans le sang. Vous avez le choix parmi tous les légumes verts que « dame nature » met à notre disposition. Pensez également aux lentilles, pois chiche, pois cassé, haricots azukis en association avec les légumes.
    L'index glycémique( IG), vitesse de passage du sucre dans le sang, mesure la rapidité d'absorption des glucides et sert à mesurer l'effet hyperglycémiant d'un aliment. Plus l'aliment augmente la glycémie, plus l'index glycémique est élevé. Privilégiez donc les aliments à index glycémique bas (<5%) qui, de ce fait, peuvent être consommés pratiquement librement par le diabétique. Vous aurez le choix dans bon nombre de légumes et de fruits :asperge, aubergine, brocoli, céleri en branches, champignon, chicorée, chou-fleur, chou vert ou rouge, concombre, cornichon, côte de bette, courgette ,cresson, endive, épinard, fenouil, haricot vert, laitue, mâche, navet, oseille, persil, poireau, poivron, potiron, radis, topinambour, avocat, citron, groseille, cassis et tomate.
  • Hormis les fruits qui sont consommés seuls, les glucides sont souvent consommés avec d'autres aliments (protides, lipides, fibres) ce qui peut faire baisser l'IG de façon considérable. D'autre part, un IG bas ne vous garantit pas forcément une totale sécurité : le fructose a un indice de 23 alors qu'il est fortement diabétogène. Un yaourt a un IG de 60 mais son index insulinique (intensité à élever la glycémie au cours de la période postprandiale immédiate) est de 115.
    Le taux de glucose dans le sang est influencé par la valeur de l'indice glycémique d'un aliment (IG) mais également par la quantité de glucides contenue dans la portion consommée de cet aliment. Manger une petite quantité d'un aliment très hyperglycémiant aura moins d'effet sur le taux de glucose sanguin, que de consommer une grande quantité d'un aliment plus pauvre en glucides : d'où la notion de charge glycémique. La charge glycémique est donc le produit de l'indice glycémique et de la quantité de glucides contenue dans une portion d'un aliment, divisé par 100.On parle de charge glycémique modérée lorsqu'elle est comprise entre 10,1 et 20. La carotte contient 7g de glucides pour 100g. Si elle est consommée crue, sa charge glycémique est de 1,12 ; si elle est consommée cuite, de 3,29 : les aliments cuits ou crus n'ont donc pas les mêmes incidences.100g de pain blanc donnent une charge glycémique de 41.Or cette charge ne devrait pas excéder 120 au total au quotidien, ce qui peut être vite atteint si vous êtes adeptes du sandwich : privilégiez le plus possible les repas à base de légumes, légumineuses, avec soit une part de protéine maigre, soit une part de céréale complète.
  • En résumé: utilisez l'indice glycémique pour comparer des aliments de même nature, et utilisez la charge glycémique si vous vous apercevez que pour une portion d'un aliment, l'IG est élevé alors que sa teneur en glucides est faible.

Certaines substances pour calmer un terrain trop oxydatif et inflammatoire

  • Le terrain du diabétique est pro-inflammatoire, de par l'émission notamment de signaux inflammatoires comme Nf kappa b ( nuclear factor kappa B), une protéine de facteur de transcription impliquée dans la réponse immunitaire et de stress cellulaire : à la longue, ils peuvent désactiver la capacité de l'insuline à réagir.
  • Préférez les viandes maigres et mangez au moins 2 à 3 fois par semaine des petits poissons dits gras : les fameux omégas 3 qu'ils contiennent vont aider à calmer cette inflammation chronique. Faites vous plaisir en consommant régulièrement du maquereau, du hareng, des sardines, riches en EPA (acide eicosapentaénoïque) et DHA (acide docosahexaénoïque).
  • Apportez régulièrement dans votre assiette des crucifères et des tomates cuites : les antioxydants qu'ils contiennent vont aider à diminuer la production de Nf kappa B
  • La génistéine, un puissant polyphénol contenue dans le soja mais aussi dans les fèves et le kudzu (fécule),va également aider dans ce sens
  • Le resvératrol ** va diminuer la production du Tnf alpha (tumor necrosis factor), une cytokine impliquée dans la réponse inflammatoire. Le resvératrol est présent dans certains vins rouges (Pinot noir, Merlot, Grenache, Mourvèdre), mais aussi dans le raisin, la mûre, les fèves de cacao ,le jus de canneberge, la grenade.

Un oligo-élément incontournable : le chrome

ILe chrome est essentiel au métabolisme des glucides dans l'organisme, en ce sens qu'il facilite, entre autre, l'action de l'insuline, tout en intervenant dans le métabolisme des lipides, dont il corrige les anomalies. Ses principales sources sont : les fruits de mer, la pomme de terre, le brocoli, les haricots verts, les céréales complètes, les oléagineux (noix, amandes), viande et levure de bière.

Faites du thé vert votre boisson préférée, surtout si vous êtes diabétique de type 1

Un ingrédient du thé, l'épigallocatéchine-3-gallate (EGCG), un antioxydant, permettrait, en association avec de l'amidon, de limiter de façon efficace l'augmentation du taux de sucre dans le sang. Il réduirait l'activité de l'alpha-amylase, une enzyme produite par la bouche et le pancréas, qui décompose l'amidon en sucres rapides, ces deniers étant à l'origine des pics de glycémie.

Adoptez une bonne méthode de cuisson

Vous pouvez cuisiner sans graisse si vous adoptez les techniques suivantes: vapeur, four, bain marie, en papillote. Vous aimez la pomme de terre : préparez-la en purée plutôt qu'en frites. Votre œuf sera plus « sain » s'il est mollé ou à la coque. Et le sempiternel poulet grillé pourra être remplacé par un poulet aux oignons mijoté au curcuma, au fenugrec ou à la cannelle, de puissants anti-oxydants faciles à accommoder en cuisine et aux vertus hypoglycémiantes (quercétine)
Diminuez autant que faire se peut la consommation de plats cuisinés, qui recèlent de substances parfois difficiles à identifier et pas toujours amies de votre pancréas.

Prenez le temps de manger et de décompresser

  • Vos aliments seront mieux assimilés si vous les prenez à heures régulières, dans une ambiance sereine, sans oublier de bien mastiquer.
  • Le stress peut engendrer une augmentation de la production de l'insuline, de par la libération de catécholamines : pensez à vous accorder un moment détente, une fois par jour. Quelques minutes peuvent suffire : le tout est de se les autoriser.

* Cette pathologie demande une prise en charge et un suivi régulier auprès de votre médecin ou de votre endocrinologue.

Nos conseils et expérience en phytothérapie

produits naturels à prendre Préambule : Le choix des produits décrits ou des substances qui les composent est le fait de notre expérience et celle de nos confrères auteurs de leurs publications quant à leurs propriétés reconnues en phytothérapie en vue d'une aide réelle à la résolution de cette pathologie ; ces conseils sont délivrés à titre d'exemple, de façon non exhaustive et ne doivent pas priver l'internaute de procéder aux recherches qui lui semblent nécessaires. Par ailleurs, nos conseils ne remplacent ni ne doivent vous priver d'une consultation ou de nous contacter pour toute information complémentaire utile conformément aux conditions générales d'utilisation de notre site .

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Documentation

Bibliographie

** Sandra Stojanovic, Helmut Sprinz, and Ortwin Brede, « Efficiency and Mechanism of the Antioxidant Action of trans-Resveratrol and Its Analogues in the Radical Liposome Oxidation », Archives of Biochemistry and Biophysics, vol. 391, no 1, 2001